Horaires d'ouverture

La Tronche Corenc Le Sappey-en-Chartreuse

Mardi

16h-18h30

16h30-19h

16h30-18h

Mercredi

10h-12h

14h-18h30

14h-19h

16h-18h

Vendredi

16h-19h

16h-19h30

16h30-18h30

Samedi

10h-13h

14h-17h

10h-13h

10h-12h30

Vacances scolaires (sauf l'été)
Fermeture le samedi après-midi

Mardi, mercredi, vendredi

15h-19h

Samedi: 10h-13h

Lundi*: 17h-18h30

Samedi*: 10h-12h30

* sous réserve de disponibilité

des bénévoles

TAP (Temps d'Activités Périscolaires)

Depuis la rentrée scolaire 2014, tous les mardis après-midi :

 Accueil périscolaire de groupes d'enfants de l'école primaire Montfleury ou interventions hors-les-murs auprès des enfants de l'école primaire du Village, dans leurs locaux.

TAP - Découverte de l'Histoire

Découverte de l'Histoire, de l'Antiquité à nos jours, à travers la lecture de romans (et BDs) historiques.
Cet atelier propose cinq séances autour des grandes périodes de l'Histoire (Antiquité, Moyen-âge, Renaissance, révolutions et époque contemporaine) par le biais de mythes, romans et BDs historiques, puis deux séances de jeux et travaux pratiques pour compléter la découverte de manière ludique. 

 Intervenante : Ariane

TAP - Prix des Incorruptibles

Atelier ayant pour objectif d'attiser la curiosité des enfants à chaque séance par une mise en réseau culturelle d'un livre issu de la sélection du Prix des Incorruptibles avec d'autres documents proches par leur thématique, leur imagerie, leur style, etc.

Intervenante : Aurélie

Prix des Incos écoles primaires 2017/2018

Aimé

par Clément, Claire
Depuis la rentrée, chaque matin avant d’entrer en classe, Aimé subit les quolibets de Prudence et de Olive qui s’empressent d’entonner leur sempiternelle ritournelle : « Aimé, hé, hé, si tu crois qu’on va t’aimer … » Jusqu’à présent, le jeune garçon était parvenu à garder la tête haute et son calme, mais cette fois, c’en est trop et à la récré, il donne un coup de pied à l’une et tire les tresses de l’autre pour se venger. Aussitôt il écope d’une punition de la maîtresse et est convoqué chez le directeur. Il confie dès lors à ce dernier que, depuis le matin, un nuage noir qu’il a dans la tête l’a mis de mauvaise humeur et c’est de la faute dudit nuage s’il s’en est pris aux filles. Comment extirper ce nuage annonciateur de malheur ?, se demande le jeune garçon. Comment manifester sa colère et témoigner de sa rancœur à ces camarades qui se moquent de son prénom, sans sombrer pour autant dans la violence physique ? Le recours à l’écriture et à la poésie dans la suite de ce court roman permettra non seulement à Aimé de se libérer de cette sourde colère et d’assumer pleinement son identité, mais également à l’ensemble de la classe d’apprendre à mieux se connaître, ces jeunes gens découvrant que derrière chaque prénom se cache une histoire. Claire Clément et Benjamin Strickler signent ici un roman illustré empreint de vraisemblance et de sensibilité, engagé dans une lutte contre la discrimination qui trouvera très certainement preneur chez un jeune lectorat se lançant dans la lecture.

Albertus, l'ours du grand large

par Gillot, Laurence
Le capitaine d’un navire de marchandises trouve un ours en peluche, tout doux, tout usé, sur le pont. Guidé par l’indice d’un fil bleu canard ayant servi à cacher un œil manquant, il cherche le propriétaire, forcément un de ses marins. Mais non, personne ne semble connaître ce petit ours. En désespoir de cause, le capitaine décide de donner la peluche à une amie responsable d’un orphelinat, lors d’une halte à Calcutta. A ce moment précis, un des marins se présente et raconte son histoire… L’ours appartenait à son fils, décédé à l’âge de quatre ans, et il le gardait dans son ciré en sa mémoire. La seconde vie du jouet dans les mains d’une petite fille rendra cependant le sourire au grand bonhomme meurtri. Il est relativement rare de lire une histoire aussi complexe, aussi aboutie, aussi fine sur le genre de l’album fonctionnant plutôt avec la suggestion. Ici, l’image accompagne simplement, rajoutant toutefois de l’émotion et comme une sincérité par ses couleurs marines, par son trait à la fois clair et rond, moderne. L’objet transitionnel qu’est l’ours ne sert donc pas qu’aux petits pour calmer leur chagrin, mais aussi aux grands... Ils se cachent cependant, n’avouant rien devant les collègues, attendant l’instant propice pour livrer un secret qui fait mal. Tout l’art de Laurence Gillot est de faire intervenir le récit du marin devant les bons témoins, dans un lieu neutre, et de ne révéler que ce qu’il faut du drame. Place ensuite au grand sourire de la fillette de l’orphelinat, et à l’apaisement du père qui va enfin commencer son deuil. Un bel ouvrage à ne pas manquer.

Cinq minutes et des sablés

par Servant, Stéphane
Assise seule dans sa cuisine, une Petite Vieille s'ennuie à mourir. Ayant perdu le goût de vivre, elle attend patiemment « Madame la Mort ». Cette dernière, touchée par le spectacle qu'offre cette âme en peine, décide de l'emporter. Mais rien ne sert de se presser. Toutes deux partagent - avec un plaisir non dissimulé - un thé de Chine en savourant de délicieux biscuits. Elles sont rejointes par un chat alléché par l'odeur des sablés. L'animal est suivi de la voisine Kenza, de monsieur Igor, puis de tous les gens du quartier. Cela fait bien longtemps que la Petite Vieille ne s'est pas tant amusée. Va-t-elle partir ou... rester ? Parfois il faut toucher le fond pour pouvoir rebondir, c'est ce nous apprend l'héroïne très émouvante de ce récit philosophique. Pour retrouver son étincelle de vie, la Petite Vieille ouvre sa porte (son cœur) aux autres. Elle détourne son regard de sa pendule au tic-tac inéluctable pour danser, jouer et manger ses biscuits préférés. Il suffisait d'un rien, pour qu'elle retrouve sa joie de vivre. Dès lors, la Mort, clémente, lui octroie un sursis. Un texte sensible, illustré avec grâce et volupté, à déguster de 7 à 99 ans.

Cours !

par Cali, Davide
Ray, jeune Afro-Américain, tape sur tout le monde. C'est l'unique moyen qu'il trouve pour exprimer l'immense colère qui l'habite. Traité de mauvaise graine et de pestiféré dans son collège, il passe son temps dans le bureau du proviseur M. Parker, son pire ennemi, un adepte de la punition collective. Suite à la mutation de ce dernier, Ray fait la connaissance de son remplaçant. Plutôt que de recevoir une énième punition, cet homme lui donne rendez-vous au stade pour un footing quotidien. Cette rencontre déterminante offre enfin à cet enfant la possibilité de s'exprimer autrement qu'avec ses poings. Il suffit parfois d'une oreille attentive, d'une main qui se tend pour faire changer le cours d'une vie, c'est l'expérience vécue par Ray, le héros de ce très bel album. Ce nouveau proviseur a compris que derrière la violence de cet enfant se cachait une très grande souffrance. Cette reconnaissance tardive, suivie d'un solide plan d'entraînement, donne à Ray une dignité, une place dans la société. Un récit fort et sensible qui place l'homme au centre des priorités.

Drôles de vacances !

par Soffer, Gilad
Seul face à la grande bleue, Canard déguste son cornet glacé, assis sur son transat. Il passe des vacances parfaites jusqu'à l'arrivée d'un individu qui tourne les pages. Et là, adieu l'harmonie et bonjour la galère! Désormais, le palmipède (très contrarié) voit son décor changer à chaque page feuilletée. Il se retrouve coincé entre des vacanciers encombrants, un crabe amateur d'orteils et un véritable temps de chien... Son discours change enfin à la vue d'un bateau de pirates. Beaucoup d'humour et de surprises dans cet album qui, par son procédé narratif, rend le lecteur responsable des vacances gâchées de ce pauvre canard. Evidemment, on se fait un malin plaisir à déranger cet animal moyennement sympathique et peu enclin à vivre en communauté. A la fin, une fois notre héros parti, ce sont les pirates qui intiment au lecteur de laisser le livre ouvert, car leur histoire ne fait que commencer… Les illustrations réalisées aux crayons de couleur traduisent avec talent l'humour mordant bien présent tout au long de ce récit à rebondissements.

Fourmidable

par Hoestlandt, Jo
68, une petite fourmi qui ne cesse jamais de travailler, rencontre un jour Bouda, un puceron qui l'amène à poser un regard neuf sur le monde qui l'entoure.

Frères d'exil

par Kochka
Nani part avec sa famille pour le continent après l'inondation de leur île par une tempête. Mais Enoha, son grand-père, a décidé de rester. Il confie à sa petite-fille des lettres, où il raconte son histoire. Durant son voyage, la fillette rencontre un petit garçon seul, Semeio, auquel son destin sera lié.

Jean-Jean à l'envers

par Chazerand, Emilie
Jean-Jean est un homme solitaire qui n'aime pas le changement. Tous les soirs, il avale ses coquillettes au fromage avant de se planter devant le petit écran. L'accumulation de mauvaises nouvelles fait réagir l'homme cravaté. Sa vie, jusque-là réglée comme un coucou suisse, va subir une profonde métamorphose. Se donnant enfin le droit de vivre libre, Jean-Jean fait tout à l'envers. Au restaurant, il commence par manger une mousse au chocolat avant ses pennes à la carbonara. Il laisse pousser son gazon et libère les oiseaux en cage. En chassant routines, corvées et autres obligations, Jean-Jean s'est même trouvé une copine.

L'ours qui jouait du piano

par Litchfield, David
Un beau matin, Ours découvre un piano abandonné au milieu de sa forêt. Il pose sa grosse patte sur le clavier et sursaute quand des notes en sortent. Méfiant, l'imposant animal s'en va, puis revient. Jour après jour, il apprivoise cet étrange objet qui émet des sons. Son entraînement intensif porte ses fruits et son auditoire s'agrandit jusqu'à toucher l'ensemble des animaux de la forêt. Des humains lui proposent même de s'installer en ville pour devenir riche et célèbre. Après un temps d'hésitation, le virtuose accepte et joue à guichets fermés tous les soirs. Mais son smoking et sa notoriété ne remplacent pas sa forêt et ses nombreux amis… Par un savant mix de différentes techniques, David Litchfield offre à ses lecteurs des planches oniriques à la texture unique. Quant au message à découvrir entre les lignes, il invite à prendre soin de ses amitiés, les vraies, plutôt que de lorgner du côté éphémère de la célébrité. Ecoute ton cœur, il te dictera la route à suivre, parole d'Ours musicien.

La lumière allumée

par Marnier, Richard
Cet album sur l'anticonformisme et la tolérance a pour cadre une ville calme, sans surprise, où toutes les maisons sont identiques. Un jour, un habitant se construit une demeure avec tout ce qu'il a ramené de ses voyages. S'il provoque le scandale au début, les voisins s'y font et tous, petit à petit, l'imitent en décorant leur maison au gré de leur fantaisie.

La vraie recette de l'amour

par Laroche, Agnès
Roméo adore cuisiner ! Le soufflé à la vanille et le fondant au chocolat n’ont pas de secret pour lui. Il dévore aussi des yeux, en silence, sa voisine Juliette. Quand son copain Yann, nul en français, lui demande de l’aide, il accepte. Il doit écrire à sa place des lettres d’amour à l’inaccessible Juliette. Tel Cyrano, Roméo se prend au jeu des missives puis lui révèle ses sentiments par gâteaux interposés. Bientôt il se trouve face à elle au concours du meilleur pâtissier. Une pincée d’admiration, un zeste d’audace, un coulis de complicité. Une intrigue gourmande aux ingrédients parfaitement dosés. Deux héros aussi tendres que les desserts qu’ils concoctent pour faire plaisir aux autres et mieux se séduire.

Le 14e poisson rouge

par Holm, Jennifer L.
J'ai emporté mon poisson chez moi et je l'ai baptisé Bubulle, comme tous les autres enfants, chacun se croyant très original. Finalement, Bubulle était vraiment original. Quand tous les poissons rouges de mes amis se sont retrouvés au paradis des poissons, Bubulle était encore là. Sept ans plus tard, il était toujours là. J'en étais à croire que mon poisson avait trouvé le secret de l'éternelle jeunesse, les prochaines semaines allaient me montrer qu'en effet, tout était possible...

Le bureau des poids et des mesures

par Balpe, Anne-Gaëlle
Connaissez-vous les youpis, centiyoupis et milliyoupis ; les ouinbels ou même les gigaouinbels ; les kilojtèmes ? Sans doute non, puisqu’ils ont disparu pour sauvegarder l’intérêt général. Le bureau des poids et des mesures raconte cette histoire méconnue. Marcel Gramme, ingénieur des poids et mesures, est obsédé par l’ordre et la quantification des températures, des hauteurs, des tailles et des poids. Il connaît l’importance de cette fonction et décrit le monde « sens dessus dessous » que serait un univers sans normes. L’illustration de Vincent Mahé, en couleurs pastel et lignes raides, merveille d’ordre et d’harmonie, devient chaos à l’évocation très drôle du mélange des unités de mesure « dix minutes de chair à saucisses », « vingt degrés de pommes.» Un jour le narrateur, fils de Marcel Gramme, revient de l’école, « le sourire à l’envers ». Comment rendre compte de son souci ? Inventer des unités de mesure du sentiment ! Père et fils collaborent pour trouver une solution. Puisque sourires et pleurs sont les marques visibles du plaisir et de la souffrance, les deux complices inventent les youpis, centiyoupis et milliyoupis ; les ouinbels. S’ajoutent très vite les kilojtèmes, traduction immédiate du cœur battant des amoureux ! Une si belle invention se détraque assez vite et les heureux inventeurs qui mesurent les effets négatifs de leurs instruments (à découvrir dans le texte) renoncent à les utiliser. Comme la médecine qui tente de quantifier la douleur, l’écriture pleine de fantaisie et d’invention d’Anne-Gaëlle Balpe nous invite à distinguer ce qui se mesure, base commune de l’expérience partagée, de ce qui compte intimement pour chacun d’entre nous, incommensurable. La construction narrative, les figures du père et du fils, leur affectueuse complicité, accompagnent cette réflexion. Peut-être guidé par le prénom suranné de Marcel, Vincent Mahé en donne une image un peu décalée, aux couleurs douces comme un regret. Un album original et drôle.

Le garçon qui parlait avec les mains

par Beau, Sandrine
Depuis son plus jeune âge, Victoria a été élevée aux concerts improvisés de flamenco donnés par ses parents dans leur jardin : exhortée par les fous-rires de la petite fille, la robe rouge à pois et à volants arborée fièrement par sa mère virevolte au rythme des trois accords de guitare de son père ! Aussi l’arrivée de Manolo dans la classe n’a pu que réjouir Victoria, laquelle tombe immédiatement amoureuse des grands yeux bleus de ce garçon d’origine espagnole. Or malgré l’accueil chaleureux de Victoria, Manolo ne fait pas l’unanimité dans l’école. Le fait qu’il soit sourd suscite bien des inquiétudes, des moqueries et des rejets de la part de ses camarades, mais également de certains parents d’élèves, lesquels pensent que l’inclusion d’un enfant « handicapé » dans la classe freinera l’apprentissage de leurs enfants. C’est pour se battre contre ces réactions discriminantes que Victoria et Manolo décident de réaliser un exposé et une expérience en lien avec la surdité qui, ce qu’espèrent en tous les cas les deux enfants, changeront le regard des gens sur Manolo ! C’est un joli roman que signe ici Sandrine Beau. L’auteure réussit en effet à transmettre à son jeune lectorat, de manière faussement légère, un message pourtant fort, celui de l’acceptation de la différence ! En concentrant son intrigue autour d’une belle amitié entre les deux jeunes protagonistes de cette histoire, elle traite en périphérie de multiples thématiques auxquelles sont confrontées adultes et enfants aujourd’hui en rapport avec l’accueil et l’insertion d’enfants « différents » (adjectif que l’on préfère à celui d’ « handicapés » si stigmatisant) dans le système éducatif. Les illustrations de Gwenaëlle Doumont apportent fraîcheur et humour à ce texte qui provoquera réflexion et sera source de débats entre adultes et enfants.

Le goût sucré de la peur

par Chardin, Alexandre
Louise n’est pas du genre à passer ses journées à se vernir les ongles en rose ou à regarder les mouches voler. Alors quand elle comprend que son frère et sa bande préparent une expédition super-hyper-méga dangereuse, elle les harcèle jusqu’à ce qu’ils acceptent de la prendre avec eux. La voilà ainsi embarquée avec « le clan » vers le jardin de celle que tout le monde appelle « L’Ortie » : une vieille dame dont la mine inquiétante et la maison sinistre terrorisent les enfants depuis des générations. Son potager regorge de fraises juteuses et de radis croquants, dont Joseph et sa bande aiment se régaler, le visage masqué et le cœur battant. Pourtant, ce jour-là, Louise n’est pas très à l’aise. Et si cette dame n’était pas la sorcière que chacun semble vouloir qu’elle soit ?

Le mensonge

par Grive, Catherine
Il convient de saluer le travail de Catherine Grive et Frédérique Bertrand qui proposent un album sobre et efficace, qui parle du mensonge dans la vie d'un enfant. Ce poids qui encombre sa tête apparaît sous la forme d'un disque rouge qui grossit, grossit... jusqu'à éclater. Il y a un très bel accord entre les illustrations et le texte. Celui-ci est court et fonctionne sans plus de détails. On ne connaît même pas le contenu du mensonge. « Un jour comme les autres. Dans un silence, les mots sont sortis tout seuls. » Et voilà, le mal est fait, l'inquiétude grandit, l'ombre du mensonge accompagne la petite fille partout. L'auteur du texte soulève des questions, ne juge personne. Le style graphique de l'illustratrice est très lisible, drôle, moderne. Voici un album qui s'adresse au jeune lecteur sans lui donner de leçon, sans expliquer, en le prenant au sérieux.

Le peintre qui changea le monde

par Ben Kemoun, Hubert
Il y a très longtemps, les animaux étaient gris comme un dimanche de pluie. Un peintre avait alors créé pour eux des parures colorées, à rayures, à taches... Boniface Lazuli, son fils, a pris sa suite, redonnant éclats aux robes et aux pelages. La vie se déroulait paisiblement, dans sa maison au pied du Kilimandjaro. Un jour, la belle Lucina arrive. Peut-il faire son portrait ? Le peintre refuse : il ne peint jamais ce genre de tableaux. Mais n'est-ce pas lassant de peindre la toujours même chose ? Les questions, la présence de Lucina troublent le peintre. Submergé par ses pensées, Boniface peint son émotion sur les robes des animaux... Ravis par la fantaisie et la beauté que ce trouble insuffle à son art, les animaux se pressent nombreux à sa porte. Un grand peintre n'est pas celui qui montre la réalité, mais celui qui l'invente. Boniface réalise alors qu'il a toujours attendu Lucina.. L'ÉDITEUR : ALBIN MICH

Ma folle semaine avec Tess

par Woltz, Anna
Sam passe ses vacances sur l'île de Texel. Avec son vélo, il aime sillonner les dunes, le vent de la mer sifflant à ses oreilles. Un jour, il rencontre Tess, une fille qui a des étincelles plein les yeux. Elle lui demande aussitôt s'il sait jouer de la trompette ou s'il s'y connaît en poissons-clowns. Puis elle l'entraîne dans une valse et dans une drôle d'aventure...

Nina

par Brière-Haquet, Alice
"Dream, my baby dream..." Nina Simone, l'une des plus grandes interprètes de jazz, avait l'habitude de chanter une berceuse pour endormir sa fille. Mais ce soir-là, Lisa ne trouve pas le sommeil. Alors, Nina lui raconte une histoire, son histoire. Celle d'une petite pianiste qui, lors de son premier concert, se lève et refuse de jouer quand on demande à ses parents d'aller s'asseoir au fond de la salle. Au-delà de l'anecdote qui montre le caractère d'une femme hors du commun, c'est surtout de la relation des Noirs et des Blancs aux Etats-Unis avant Martin Luther King qu'il est question ici. Avec peu de mots, mais des mots bien choisis, pleins de poésie et forts, avec des dessins plein de douceur et de sous-entendus, les auteurs arrivent à passer un message très puissant sur une époque (la ségrégation aux Etats-Unis), sur le racisme et son injustice et sur l’unité que l’on peut trouver (notamment au travers de la musique). Un album formidable à ne certainement pas réserver qu'aux seuls jeunes lecteurs.

S'unir c'est se mélanger : une histoire de poules

par Cardon, Laurent
C’est la panique au poulailler. Marcel, le coq blanc, a disparu. Un sale coup du renard, les poules en sont persuadées. C’en est trop, les attaques incessantes du renard sont devenues insupportables. Les volatiles décident de riposter. Toutes les poules, les noires, les rousses et les blanches, se rassemblent pour passer à l’action. Mais comment s’organiser ? En bataillons ? Par couleur ? Par taille ? Qui se postera aux premiers rangs de la nouvelle armée des gallinacés ? Les noires peut-être, puisque leur coq s’exprime avec tant de charisme ? Hors de question pour les poules blanches, qui veulent venger la disparition de leur bien-aimé. Elles veulent passer en premier. Et d’abord, pourquoi le commandement reviendrait-il à un mâle ? Une histoire drôle et intelligente sur le pouvoir, la démocratie et la place de l’individu dans la société. Qui se referme sur une chute délicieusement amusante.

Satanés lapins !

par Flood, Ciara
M. Ours vivait tout seul, au milieu de nulle part, et il adorait ça. Imaginez donc sa colère quand une famille de lapins construisit sa maison juste à côté de la sienne ! En démontrant avec humour que nous ne pouvons vivre heureux qu'avec les autres, ce livre est une introduction idéale au « bien vivre » ensemble. Les illustrations se concentrent essentiellement sur les expressions des personnages : la colère, la peur et la joie.

Séquoia

par Joséphine, Régine
Depuis que ce monde existe, la terre a vu bien des choses. Elle a assisté à bien des naissances et des disparitions, des catastrophes et des reconstructions. Elle se souvient encore de ce temps très lointain quand les Arbres marchaient à travers le monde avec leur sage, l’arbre le plus ancien de tous pour guide. Elle a été le témoin de leur rencontre avec les Hommes, des créatures fragiles mais douées d’une force inouïe grâce à leur parole. Cette parole leur permettait de garder les souvenirs de ceux qui ont disparu tandis que la mort des arbres entraînait inévitablement leur oubli. L’Ancien des arbres a su comprendre ce pouvoir des Hommes et estimer son importance pour les siens. Ainsi, un pacte a été conclu entre les deux communautés : les Hommes dénommeraient les Arbres pour prolonger leur vie en mémoire de ceux qui restent, et les Arbres donneraient leurs branches pour réchauffer les Hommes en facilitant leur survie. C’est à ce moment que l’Ancien a reçu le plus beau des noms : Séquoia. La terre a pu contempler cette amitié remarquable pendant longtemps quand les Arbres et les Hommes se protégeaient et s’entraidaient mutuellement. La terre a pu également voir la fin de cette alliance quand les Hommes ont entreprit de brûler les Arbres pour survivre au froid. La terre a vu Séquoia percer les nuages pour sauver les vivants avant de mourir. Après le combat et le feu, parmi les cendres et la tristesse, la terre a senti les Arbres planter leurs racines et les Hommes monter leurs abris pour rester avec Séquoia, pour faire renaître une amitié précieuse… Avec ce nouveau titre aux éditions Mazurka, le talent admirable de conteuse de Régine Joséphine trouve une de ses plus belles expressions. Avec sa plume d’une élégance exquise, elle nous ramène d’emblée dans l’univers mystérieux d’une légende fascinante, qui révèle des relations complexes entre les Hommes et les Arbres. Très subtilement, avec une justesse implacable, l’auteure touche l’essentiel dans ces relations : la solidarité, le partage, l’entraide, l’amitié, la trahison, le sacrifice, l’espoir. Ses mots, beaux, raffinés, chargés de sens, prennent une nouvelle dimension au fil des pages, ils se prolongent au-delà de la légende, pour s’ancrer fermement dans la réalité. Nous voilà devant ces mots maintenant qui nous rappellent doucement l’importance de respecter l’autre, de reconsidérer notre égoïsme par rapport à la Nature, d’adopter des nouvelles attitudes qui prônent et protègent la vie. Et avec tout cela, de ne jamais oublier le pouvoir de la parole et de la mémoire intergénérationnelle. Le texte est magnifiquement porté par les illustrations époustouflantes de Julie Grugeaux. Accomplies avec le plus grand soin en employant des techniques mixtes, elles offrent une richesse harmonieuse de couleurs, de teintes, de détails et de textures. Baignées dans les ombres et les lumières, plongées tour à tour dans les feuilles, la neige, le feu et l’eau, elles habillent le récit d’une éloquence vivante et d’un charme irrésistible. Sublime ! Un album magistral, aux tonalités philosophiques et poétiques, qui invite à la méditation et à la discussion. Une autre preuve de la production recherchée et très soignée d’une maison d’édition prometteuse. A partager sans limites d’âge !

Un mur si haut

par Guilbert, Nancy
Deux enfants, deux couleurs, deux royaumes. Plume et Timy, l’une blanche et l’autre noir, vivent respectivement dans les royaumes du roi bleu et celui du roi blanc. Amis inséparables, ils vivent avec la gaieté de leur âge jusqu’à ce que les rois se disputent pour une parcelle de terre. Lorsqu’il est impossible de s’entendre, alors s’élèvent les murs. Décision royale, soumission des habitants à leur corps défendant, les deux enfants se retrouvent de chaque côté « d’un mur si haut », tout comme leurs parents. Les petites tentatives pour améliorer la situation, ballons envoyés par-dessus ou échelle de corde, ne sont que de peu d’utilité. Il faut se résigner. Par chance, le roi blanc tombe malade et seule une herbe merveilleuse peut le sauver. Elle est de l’autre côté. Tout est bien qui finit bien. Sur un sujet grave toujours d’actualité, l’auteure et l’illustratrice ont pris le parti de la douceur et de la tendresse. Bleu tendre, blanc cassé, ocre brun installent un climat poétique que les personnages, les vêtements un peu africains, un peu orientaux confirment : elles ont en tête bien des situations actuelles mais leur conte a une valeur universelle. Mettre à portée d’enfants jeunes des préoccupations et des débats d’adultes est une dimension importante de la littérature jeunesse. On rapprochera ce livre de FLON-FLON ET MUSETTE d’ ELZBIETA ou des SILENCES DES PIERRES de PHILIPPE BARBEAU et il y a là matière à éducation morale et débat sur l’actualité. Néanmoins, au-delà de l’adhésion immédiate à l’élégance et à la qualité de l’illustration, on se demandera quel message se transmet ici. Racisme, despotisme, soumission, tout vient d’en haut. Aucune responsabilité des peuples dans leur asservissement et bien peu dans le retournement de situation. Sans doute, est-ce conforme à la majorité des cas réels auxquels l’auteure et l’illustratrice font implicitement référence. Sur de tels sujets, les choix sont toujours délicats. S’en remettre à la maladie pour espérer un retour à la raison est une vision réaliste peut-être, mais peu optimiste assurément. Un album plein de charme pour prêter à discussion.

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